Quand je parle de session loose, c’était le moins que l'on puisse dire.
Cette histoire débute en faite la veille de la sortie, qui pour ma part devait avoir lieu le dimanche 18 janvier dernier.
Alors que je dois partir avec un minimum de motorisation, vue la taille du lac, et que mon thermique collector, des années tellement vieilles que l’on ne peut se remémorer la date à laquelle il a été crée …. Ne veut pas démarrer.
Je m’atèle donc à une petite réparation du réservoir qui fuit, des durits fatiguées, et de la confection d’un filtre à air, made in Maroc (avec l’aide d’un pote, qui avait bien choisit sa journée pour venir me rendre une petite visite).
Après, plusieurs heures les premiers essais dans une poubelle sont concluants en ce qui concerne le démarrage.
Par contre, pour ce qui est de la carburation, ça tousse encore un peu, mais bon, ça devrait faire l’affaire.
Il est 18h, ma femme rentre de 2-3 courses, cool.
Ah non, pas cool, elle vient d’éclater le pneu avant du carrosse qui devait me mener à bon port le lendemain matin.
Et comme de part hasard la roue de secours n’est de la même dimension que celles d’origine.
Inutile donc d’imaginer un trajet de plus 100 bornes avec.
Heureusement, dans la demi-heure qui suivit le changement de la jante, on pouvait me prêter un véhicule avec une attache remorque.
Dimanche 18, il est 9h, je descends sur la cale de mise à l’eau, charge mon merdier sur le Bebel’s boat.
Les loustics ne sont pas encore arrivés, pour cette première battle West’n Fishing (une toute association de barges de pêches aux leurres de la région nantaise) vs la Gauloise.
Je vais donc pouvoir tester le démarrage de mon moteur thermique, histoire de le faire chauffer avant les festivités.
Mais c’était sans compter sur une mini tempête bien arrosée, qui venait de soulever les flots, la petite anse abritée moutonnait à souhait, aux abris.
Un quart plus tard, le ciel se dégage, j’embarque illico, je m’écarte de la berge, pour lancer le démarreur.
Rien ne se passe.
86 tentatives plus tard, le goudron de mes premières cigarettes matinales flottait à la surface du lac, le moteur est en vrac.
Alors que je jurait des bon dieu à n’en plus savoir, la bande de coyotes investissait le parking, avec dans un coffre un moteur en prêt (merci une nouvelle fois Yannick, pour ta générosité).
J’intervertis les engins sur la chaise, un peu de battage de goules, pour apprendre que je ne suis pas le seul à avoir les 2 pieds dans la mélasse.
N’est-ce pas Obélix.
Sauf que pour le coup, le nouveau moteur est un peu plus volumineux que le mien et comme mon électrique est sur la même chaise, le couplage risque de ne pas faire bon ménage, vue l’étroitesse de cette dernière.
Qu’importe je n’ai pas le choix, vaille que vaille.
Et ce qui devait arriver, arriva, 2 heures de pêche, et seulement une failli perchette à bord (Poca n’était plus brecouille), quelques frottages d’hélices, le moteur électrique se met à vibrer tel une Harley.
Verdict, une pale en moins, la journée commence bien.
Arrive la pause du midi, enfin dirons nous, car les ¾ de la dizaine de pêchous que nous étions étant encore capot.
Un bon rechargeage de batteries n’allait pas faire de mal, ainsi qu’une bonne séance d’abdominaux pour oublier tous ces déboires.
L’après-midi sera à l’image de la matinée, au niveau de la pêche, pas grand-chose à se mettre au bout de l’hameçon.
Nous sommes à l’ouest.
Quelques perches viendront tout de même se pendre, Poca et moi réussiront à en faire une maillé chacun.
Les quelques tapes de brocs se solderont par des tapettes, et un coupage en règle de mon fluoro, alors que remontait mon plomb pal.
Un cisaillement tout de même estimé à une bonne quinzaine de centimètres au dessus du triple, avec en prime une grosse sensation de lourdeur au bout de la canne.
Décidément, ce n’est vraiment pas mon jour.
Il faut se décider à rentrer.
Remontage de bateau le coffre levé (puisqu’il ne pouvait pas fermé), et là bingo, il s’abaisse.
Je ne m’en aperçois pas sur le coup, j’entame le virage de sortie de cale pour me garer, et clac il redescend.
Jusque là tout va bien !!!
Sauf qu’au moment de vouloir le fermer correctement pas moyen, malgré de nombreuses tentatives, lui non plus ne veut rien savoir, je venais de tordre le haillon arrière.
P*t**n de b*rd*l de m*rd* !!!!!!!! pour rester poli.
Merci à toi J.P., pour la sangle salvatrice.
Bénéfice net, 4 engins à moteurs dégommés en 24 h, le bonheur.
Ce n’est plus le blackcat qui me poursuit, mais plutôt le blacktiger.
Il y eut tout de même une maigre consolation, ce poisson d’un petit peu plus de 38 cm.
Ca fait maigre, malgré ses flancs bien dodus.
Il en faut plus pour abattre un Gaulois digne de ce nom, on remet ça dimanche prochain, avec en prime un avis de tempête pour le week-end.
Il ne reste plus qu’à espérer que le ciel ne me tombe pas sur la tête ….
