No-Kill : recommandations

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Recommandations


 


    La perfection, n'existe pas, mais ce n'est pas pour autant que nous ne devons pas tenter de nous en rapprocher.

    Il est tout à fait noble de vouloir remettre à l'eau un poisson quelque soit sa taille, mais encore faut-il lui préserver son intégrité physique, de manière à ce que ces chances de survie soient maximales; le risque zéro n'existant pas.

    Si malencontreusement, notre adversaire était victime de blessure(s) mortelle(s), rien ne sert alors de le remmetre à l'eau, pour se donner bonne conscience.

Il est donc préférable de lui ôter la vie le plus proprement possible, et que sa chair donne lieu à un repas digne de l'estime que nous lui portons.

    Ne soyons pas extrémistes tout de même, le comble, pour moi, d'un pêcheur est d'aller acheter du poisson dans un quelconque magasin, et par la même occasion favoriser la pêche professionnelle souvent destructrice du milieu aquatique (heureusement pas tous, je pense en particulier aux ligneurs), alors qu'il peut facilement prélever lui-même ses besoins alimentaires et uniquement, tout en respectant la ressource.

    Voyons maintenant ce que nous pouvons faire, pour que nos compagnons de jeu puissent voguer de leurs propres nageoires après un combat acharné.


    - Donner la priorité aux appâts ou leurres artificiels.

    Il est évident que certaines techniques utilisant des appâts naturels permettent la pratique du no-kill, comme il se doit.

La pêche au poisson mort-manié est une et il en existe bien d'autres.

L'important, c'est qu'elles permettent un ferrage instantané ou quasi, et que l'hameçon se pique au plus près de l'ouverture de la gueule.


    - Pêcher avec une ligne la mieux adaptée aux poissons recherchés, de manière à éviter la casse, et surtout à abréger le combat.

    Tout comme notre belle langue française, qui dit règle, dit exception. En effet, la pêche par grande profondeur (au-delà de 5-6 mètres) ne permet pas cette pratique (un combat abrégé), sous peine d'infliger de graves traumatismes internes aux poissons "abyssaux". Ceci étant du, aux variations de pressions des différentes couches d'eau. Tout comme un plongeur de grands fonds, les poissons ont besoins d'effectuer des paliers de décompression avant de remonter à la surface.
    Ce sujet est la source de quelques débats (constructifs) de la part de nombreux pêcheurs.
    Il existe quelques astuces pour remédier au problème, autres que les paliers de décompressions.
        La première étant de ne pas tendre de ligne au delà de 15 m de profondeur. Ok celle-là n'est pas du goût de tous, mais elle est mise en oeuvre par une poignée de Grands Pêcheurs (en eau douce).
        La deuxième, est de percer la vessie natatoire avant de relâcher sa prise (mais cette technique fait débat).
        La troisième, est de permettre au poisson de regagner le plus rapidement possible la profondeur à laquelle il a été ferré, à l'aide d'un crochet ou hameçon sans ardillon plombé.
Pour de plus amples détails, suivez le deuxième lien en bas de la page.


    - Utiliser des hameçons de forme ronde et si possible sans ardillon.

Le but étant de limiter la taille de la plaie, et de permettre une remise à l'eau la plus rapide possible. Je rajouterai que des hameçons permettant une surface de contact importante avec la gueule du poisson, au niveau de la courbe sont à privilégier, ils évitent ainsi le déchirements des tissus lors de combats musclés, ainsi que des décrochés intempestifs (surtout pour les espèces possédant un gueule fragile).


    - Si le poisson a engamé trop profondément l'hameçon, coupé le fil.


    - Saisir le poisson à la main, par la gueule ou alors par les ouies (sans toucher les branchies) pour les poissons possédant une dentition capable de vous envoyer aux urgences les plus proches, et/ou spécimens de grosse tailles.


Sinon, il est toujours adéquat de se munir d'un ou deux gants (qui éviteront des blessures inconvenantes). Aujourd'hui, il existe de nombreuses marques qui proposent des pinces permettant la sortie de l'eau de nombreuses espèces, sauf celles qui ont une gueule très fragile.     Les pinces munies deux demi-cercles sont les plus adaptées, elles sont sûrement la meilleure solution pour ne pas abîmer nos chers compagnons.
    Revenons à la prise en main du poisson. Celle-ci ne doit pas surtout pas serrer l'abdomen, toucher les branchies ou les yeux.
    Autrement, si vous ne possédez aucun des objets décrits plus haut, ou que la taille imposante du poisson ne permet la prise par la gueule du spécimen, munissez alors d'une épuisette la plus douce et la plus souple possible, de manière à éviter de lui retirer écailles et mucus protecteurs.
    Une autre consigne importante, si vous avez de touchez l'abdomen ou autre partie du corps (sortie de l'eau, photo ou autre), passez-vous les mains dans l'eau auparavant. Nos mains chaudes et rugueuses peuvent occasionner brûlures et altération du mucus.


    - Les changements de températures sont extrêmement nocifs pour le poisson, surtout lors de conditions extrêmes (météorologiques).


    - Si le poisson est de taille imposante ou alors que vous êtes encore novice, éviter qu'il ne touche vos vêtements (ex : la prise de photos), ou alors habillez-vous avec une tenue imperméable. Toujours pour éviter de lui ôter mucus et écailles.


    - Faisons attention à la surface sur laquelle nous posons le corps du poisson, lors de l'extraction de l'hameçon.

L'idéal étant bien entendu de le faire dans l'eau et de le relâcher aussitôt. D'où l'intérêt des hameçons sans ardillon.


    - Remettre toujours à l'eau le poisson face au courant
, et éviter les débits importants.

    Si le combat fut long, que le poisson se tétanise par l'action de l'acide lactique (ceci s'apparenterait à des crampes pour nous), placer le face au courant en lui ouvrant la gueule, effectuer des mouvements de va-et-vient de manière à ré oxygéner l'admirable combattant et surtout attendre qu'il reparte de lui même (cela vaut pour toutes les remises à l'eau) avant de cesser ces manipulations.

Pour ce faire, placer vos doigts au niveau de lèvres inférieures et l'autre main en queue. Relâchez l'animal dans une zone calme.


    - Evidement laisser le poisson hors de l'eau le moins longtemps possible, d'autant plus si le combat a été acharné.



Pour conclure, manipulons ces êtres bien aimés comme un bébé venant de naître, tout en respectant son intégrité physique.


Bibliographie :


http://publicdocs.mnr.gov.on.ca/View.asp?Document_ID=12763&Attachment_ID=25092

http://publicdocs.mnr.gov.on.ca/View.asp?Document_ID=12784&Attachment_ID=25127

    Un grand merci au Ministry of Natural Ressources Ontario Canada, pour ces magnifiques publications,également à toutes les personnes qui les ont réalisées, sans oublier Arnaud de Wildenberg qui m'a permis de découvrir ses écrits (sur pecheaubar.com).

    Ainsi que ma modeste expérience.

 

 

 



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